La problématique de la couverture sociale

La problématique de la couverture sociale

Les Nations Unies considèrent la couverture sociale comme un droit humain élémentaire même s’il s’agit d’un droit dont jouit une faible partie de la population de la planète. En effet, dans les pays subsahariens, des franges importantes de la population active tels que les artisans, les travailleurs temporaires ainsi que les émigrés, sont encore exclus des systèmes de protection sociale. Seulement 5% à 10% de la population active bénéficie d’une couverture sociale partielle. En termes de valeur, la couverture maladie universelle repose sur l’équité, la responsabilité, la transparence et la préservation de la dignité humaine.

 

Selon une étude du Ministère de la Santé du Sénégal prés de 20 % de la population active bénéficient d’une couverture médicale. C’est d’ailleurs dans ce contexte que le Conseil des ministres de l’UEMOA a adopté le 26 Juin 2009 le règlement portant réglementation de la mutualité sociale. Cette nouvelle disposition communautaire étend le domaine d’intervention des mutuelles à tous les services de protection sociale.

 

Au Sénégal, un consensus sur la vision globale et les orientations d’une politique nationale de protection universelle s’avère indispensable. Dans ce contexte, le système de micro-cotisation contre le risque maladie permet d’assurer à chaque sénégalais une prise en charge médicale indépendamment de sa situation socioéconomique. Cette démarche contribuera à l’atteinte des objectifs du gouvernement à savoir 75% de couverture horizon 2017. Ainsi, l’objectif est de faire du Sénégal un pays où tous les citoyens, tous les ménages et toutes les collectivités bénéficient d’un accès universel aux services de santé préventifs et curatifs de qualité sans aucune forme d’exclusion avec une répartition géographique équitable.